Affiche les utopitreries

Qu'en est-il des Utopitreries?

Pas d’utopitreries en 2020…. Du moins sous la forme qu’on connait.

Le thème de 2020 : « Quel bazar ! »
Et bien... c'est réussi!!!

Et voilà, nous y sommes ! Il faut bien prendre une décision ! Bien malgré nous toutefois…. Nous sommes comme en suspension, entre parenthèses, essayant de nous y retrouver, et de prendre les bonnes décisions, empêtrés dans nos doutes au milieu des contradictions … Mais que c’est difficile de s’y retrouver dans la cacophonie ambiante! On manque de cadres précis et de visibilité sur le long terme. Comme tout le monde, j’imagine. On ne doit pas être les seuls à se poser des questions et chercher des réponses qui soient les plus adaptées, « les moins pires ». On navigue à la fois dans l’imprécis, dans l’imprévisible et dans l’incertitude ! Pas d’autre choix que de s’adapter !

Dans cette période surréaliste, la seule certitude que nous ayons c’est la prudence. Alors oui notre cœur balance : on n’a pas envie de baisser les bras mais on jauge les risques (humains, sociaux, financiers -on ne se relèverait pas non plus de trop mauvais choix-) et on n’a pas envie non plus de vous faire prendre des risques. Bref, on ne veut pas renoncer mais on ne sait pas comment continuer ! Et pourtant on aurait bien besoin de fantaisie, de légèreté, de poésie, de prendre de la hauteur pour dédramatiser cette situation catastrophique, et trouver un peu de sens…

Alors on cherche et on réfléchit : proposer en sécurité et se retrouver sans trahir l’esprit en respectant les « consignes » (de la distanciation –beurk, quel vilain mot !-, au port du masque en passant par la désinfection… beaucoup d’incompatibilité avec l’idée qu’on se fait de notre travail… la pratique d’une activité culturelle demande un contact humain pour lui donner vie.), comment recommencer ? et pas en faisant comme si….

Et puis on pense à toutes les compagnies que nous nous faisions une joie d’accueillir, et à cette tempête bien difficile à traverser. On pense aussi à tous ceux qui sont au devant, sur tous les fronts quoiqu’ils fassent pour prendre soin des autres… A tous ceux qui subissent la situation parce que dans des mauvaises conditions ici ou ailleurs...On est affectés de la situation comme chacun. Et on pense à demain…

Il faudrait inventer, construire, imaginer ensemble, réfléchir communément à ce qu’on veut pour demain, à ne laisser personne sur le bord du chemin, à la place de l’art de la culture, des loisirs, de l’éducation… ce serait pas du luxe… du concret ce serait bien et pas que des beaux mots des belles intentions, des paroles…on va tâtonner… et alors… faut bien commencer… s’écouter et construire collectivement… c’est pas facile… la situation est inédite… alors cherchons des solutions inédites… utopie ? Comment organiser le jour d’après et des lendemains qui chanteront pour tous…. C’est en tout cas, ce qu’on se demande aussi…

On tourne et retourne, on triture la situation et les possibilités pour maintenir un moment pour que les compagnies puissent jouer cette année ; trouver toutes les occasions et les alternatives pour garder l’art, l’échange, le partage présents et vivants au cœur de nos vies, soutenir comme on peut et puis faire la fête au spectacle vivant pour qu’il reste vivant, déjà qu’il souffre beaucoup !, dans la mesure de nos possibilités et de nos moyens, de la situation et en respect de la sécurité ! ça fait pas mal tout ça !


Pour l’instant on envisage des utopitreries déconfinées !

D’ici là , on fait comme tout le monde, on attend les déclarations de mercredi, et les annonces du déconfinement… Et si ça va pas, on fera un plan E !

En tous cas, on a hâte…hâte de travailler encore à rendre les projets et les rêves réalités, hâte d’accueillir à nouveau des spectacles et des artistes, les écouter et regarder nous dévoiler leur petite musique intérieure, hâte de vous retrouver et de nous assoir au milieu de vous, de partager des rires, des silences, des émotions… Vivement…..

C’est idiot ou naïf d’espérer toujours ?

Allez, Hauts les cœurs tant qu’on n’est pas morts c’est qu’on est vivants ! Alors on fait de notre mieux pour le rester, on fait ce qu’on peut ! Quel bazar !